Vous préparez un projet concernant l’acquisition de votre propre maison ? À part l’analyse de budget, il est aussi important d’évaluer certains risques potentiels avant de signer l’acte de vente. Même si le vendeur a l’obligation de vous fournir les diagnostics liés au bien, certains vices cachés n’y seront pas mentionnés. Sinon, vous risqueriez de dépenser pour la rénovation.

L’état du bâti

C’est vrai que le vendeur a l’obligation de présenter les états des lieux aux acheteurs, mais aucun diagnostic immobilier porte sur l’état général du bâti d’une maison ou d’un immeuble d’habitation. Il est donc conseillé de se montrer vigilant pendant la visite. Si la maison est en mauvais état, les fissures et les traces des fuites d’eau se trouvent facilement. Pourtant si le propriétaire réalise une rénovation totale ou partielle, méfiez-vous des moisissures. Ceci est très dangereux pour la santé des futurs occupants. Un bien impeccablement rénové est un élément positif, mais cela permet au vendeur de masquer certains sérieux problèmes. Pour cela, si l’offre vous intéresse, vous devez réaliser un état des lieux concernant la charpente, la qualité de l’isolation du toit, y compris l’état général de la couverture. Vous avez le droit de s’informer sur les derniers travaux réalisés en demandant l’historique. Si vous n’êtes pas compétent, n’hésitez pas à demander l’aide des professionnels comme expert en travaux immobilier, architecte, et autres.

La dépense et la sécurité énergétique

Selon la loi en vigueur, le vendeur doit fournir un diagnostic de performance énergétique ou DPE moins de dix ans. Mais ce n’est pas un bon indicateur à analyser, parce qu’il n’explique pas l’estimation de la consommation énergétique. Vous devez donc demander l’avis d’un professionnel pour en savoir surtout si le bien est ancien ou non. Et il est judicieux de se renseigner sur les frais de chauffage et l’état de la chaudière. Pour la sécurité en gaz et en électricité, vous devez aussi vérifier l’état général de toutes leurs installations. Sachez que ceci est obligatoire si les installations sont plus de quinze ans. Il est également très important de vérifier les réseaux d’assainissement, parce que la création d’une tranchée est très coûteuse pour se brancher au réseau collectif.

Les autres pièges à ne pas négliger

La loi Bachelot oblige les vendeurs à donner tous les renseignements concernant les biens aux acheteurs. Mais pour avoir l’esprit tranquille, il est bien de se renseigner sur tous les détails. La meilleure solution est de recourir à l’expertise de professionnels. À part l’état général du bâti et la consommation énergétique, il est aussi important de :

  • Examiner l’environnement : la proximité d’usine, de stade, d’un aéroport, d’un bar, et autres.
  • Se renseigner pour l’existence de servitudes.
  • S’informer également sur les vices juridiques et administratifs : la souscription à l’assurance dommage-ouvrage, l’existence des garanties biennale ou décennale, le montant des impôts, et autres.
  • Évaluer les risques industriels et nucléaires.
  • Évaluer aussi les risques dus aux catastrophes naturelles.